Crédit d’impôt jardinage pour un retraité : 50 % remboursés, même sans payer d’impôt

Maquette d un retraite avec un arrosoir devant un jardin et une maison, jetons oranges au sol

L’essentiel en 30 secondes

Un retraité qui fait entretenir son jardin récupère 50 % de la dépense, dans la limite de 5 000 € par an et par foyer fiscal, soit 2 500 € maximum. Depuis les dépenses payées à compter du 1er janvier 2017, c’est un crédit d’impôt et non une réduction : le Trésor public verse la somme même à un retraité totalement non imposable. Ces 5 000 € ne s’ajoutent pas au plafond général, ils se logent à l’intérieur des 12 000 € de l’article 199 sexdecies du CGI. Et si vous percevez l’APA, vous devez la déduire de votre base de calcul, et vous n’avez pas accès à l’avance immédiate de l’Urssaf.

C’est la question qui revient le plus souvent chez les jeunes retraités qui viennent de confier la taille de leur haie à une entreprise : « je ne paie plus d’impôt sur le revenu, est-ce que j’y ai quand même droit ? » La réponse est oui, et elle est franche. Mais elle a cessé d’être évidente à trouver, parce qu’une partie des pages qui répondent à cette requête décrivent encore le droit d’avant 2017, et parce qu’aucune n’explique comment les 5 000 € du jardinage s’articulent avec le plafond général.

Cet article traite le cas particulier du retraité. Le mécanisme général, ses six plafonds possibles et les deux lois qui l’ont modifié en 2026 sont détaillés dans notre guide du crédit d’impôt services à la personne.

Oui, c’est un crédit d’impôt, pas une réduction. La nuance vaut jusqu’à 2 500 €

Une réduction d’impôt s’impute sur l’impôt dû et s’arrête là : sans impôt, elle ne sert à rien. Un crédit d’impôt, lui, se transforme en virement quand il dépasse l’impôt. L’article 199 sexdecies du code général des impôts le dit en une phrase.

« Le crédit d’impôt est égal à 50 % des dépenses effectivement supportées […]. S’il excède l’impôt dû, l’excédent est restitué. »

Article 199 sexdecies du code général des impôts, version en vigueur depuis le 14 juin 2026 (Légifrance, relevé le 3 août 2026)

Cette rédaction n’a pas toujours été celle-là. Jusqu’à l’imposition des revenus de 2016, l’avantage se dédoublait : crédit d’impôt pour les actifs et les demandeurs d’emploi, simple réduction d’impôt pour tous les autres, retraités compris. Un retraité non imposable ne touchait donc rien. L’article 82 de la loi de finances pour 2017 a supprimé cette distinction.

« L’article 82 de la loi n° 2016-1917 du 29 décembre 2016 de finances pour 2017 ouvre à l’ensemble des ménages le crédit d’impôt accordé pour l’emploi d’un salarié à domicile prévu à l’article 199 sexdecies du code général des impôts. Ces dispositions s’appliquent aux dépenses payées à compter du 1er janvier 2017. »

Bulletin officiel des finances publiques, ACTU-2017-00171 (bofip.impots.gouv.fr, relevé le 3 août 2026)

Toboggan deversant des jetons oranges dans une coupelle devant un mannequin, cote gauche vide
Depuis 2017, la somme tombe même quand il n’y a aucun impôt en face. C’est ce qui distingue un crédit d’impôt d’une réduction.

Ce que vous lirez ailleurs et qui est faux

Plusieurs pages bien classées expliquent encore que « si vous êtes imposable, vous bénéficierez d’une réduction d’impôt, si vous ne l’êtes pas, vous profiterez d’un crédit d’impôt ». C’est le droit d’avant 2017. Depuis les dépenses payées à partir du 1er janvier 2017, c’est un crédit d’impôt pour tout le monde, imposable ou non. La conséquence pratique est identique dans les deux cas : 50 % vous reviennent.

5 000 € de jardinage, mais à l’intérieur des 12 000 €

Le plafond spécifique au jardinage ne vient pas du code général des impôts mais du code du travail, qui pose trois sous-plafonds pour trois activités.

Capture Legifrance article D7233-5 plafonnant le jardinage a 5 000 euros par an et par foyer fiscal
L’article D. 7233-5 du code du travail sur Légifrance, version en vigueur depuis le 30 décembre 2016, relevé le 3 août 2026 : le jardinage est plafonné à 5 000 € par an et par foyer fiscal.
Activité Plafond de dépenses Avantage maximal
Petits travaux de jardinage 5 000 € par an et par foyer fiscal 2 500 €
Assistance informatique et Internet 3 000 € par an et par foyer fiscal 1 500 €
Petit bricolage dit « hommes toutes mains » 500 € par an et par foyer fiscal, intervention de 2 heures maximum 250 €
Toutes activités confondues (plafond général) 12 000 €, porté à 15 000 € au maximum après majorations 6 000 €, ou 7 500 € au maximum

Le point que presque personne n’explique tient en une phrase de la fiche officielle : ces 5 000 € sont « compris dans le plafond annuel de 12 000 € » (service-public.gouv.fr, fiche vérifiée le 15 avril 2026). Autrement dit, le sous-plafond du jardinage est un plafond dans le plafond, pas une enveloppe supplémentaire.

Petit bac orange rempli de jetons place a l interieur d un grand bac, maquette
Les 5 000 € du jardinage se logent à l’intérieur des 12 000 € du plafond général, ils ne s’y ajoutent pas.

La majoration de 1 500 € ne s’applique pas au jardinage

Le plafond général de 12 000 € est majoré de 1 500 € par enfant à charge et par membre du foyer fiscal âgé de plus de 65 ans, sans que le total puisse dépasser 15 000 €. Un couple de retraités de plus de 65 ans monte donc à 15 000 € de plafond général.

L’erreur qui circule sur le sous-plafond

On lit parfois que cette majoration de 1 500 € pour les plus de 65 ans porterait le plafond jardinage « à 6 500 € de dépenses, soit 3 250 € de crédit ». C’est faux. La majoration porte sur la limite générale de l’article 199 sexdecies du CGI, jamais sur le sous-plafond de l’article D. 7233-5 du code du travail, qui reste fixé à 5 000 € quelle que soit la composition du foyer. Un retraité qui budgète 3 250 € de crédit d’impôt jardinage se prépare une déception de 750 €.

Calculez ce que vous récupérez, et surtout quand

Les simulateurs disponibles s’arrêtent au montant du crédit. Or, pour un budget de retraite, la question suivante compte tout autant : à quelle date l’argent arrive-t-il réellement ? Selon votre situation, le décalage va de zéro à dix-huit mois. Cet outil calcule les deux.

Simulateur de trésorerie du crédit d’impôt jardinage

Renseignez vos montants annuels. Le calcul se met à jour tout seul.






Mannequin tenant un plateau de jetons relie par un long rail a un plateau lointain
Le même crédit d’impôt, encaissé tout de suite ou jusqu’à dix-huit mois plus tard : c’est le mode de règlement qui décide.

Ce qui est éligible dans un jardin, et ce qui ne l’est pas

Le crédit d’impôt vise les petits travaux de jardinage, c’est-à-dire l’entretien courant. Dès que la prestation relève de l’aménagement, de la création ou du gros œuvre paysager, elle sort du dispositif, même facturée par la même entreprise.

Éligible, c’est de l’entretien courant Non éligible, c’est un aménagement ou des travaux
Tonte de la pelouse, ramassage de l’herbe Création d’une pelouse, terrassement, engazonnement initial
Taille des haies, des arbustes et des arbres fruitiers Abattage d’arbre, essouchage, arrachage de haie
Désherbage, binage, ramassage des feuilles Pose d’une clôture, d’une terrasse, d’une allée
Débroussaillage, entretien des massifs Élagage de grande hauteur relevant du travail forestier
Enlèvement des déchets verts issus de la prestation Déneigement, entretien de la piscine, maçonnerie paysagère

La frontière se joue souvent sur un mot de la facture. Nous avons détaillé un cas limite fréquent, celui de l’arrachage d’une haie, dans un article dédié au crédit d’impôt et l’arrachage de haie : tailler une haie ouvre droit à l’avantage, l’arracher non.

Le réflexe qui sauve un dossier

Demandez une facture qui ventile explicitement les lignes éligibles et les lignes non éligibles. Une facture globale « aménagement et entretien du jardin » expose à un rejet de la totalité en cas de contrôle. L’entreprise doit par ailleurs être déclarée en services à la personne auprès de la DREETS, sinon aucune ligne n’ouvre droit à quoi que ce soit.

Où les travaux doivent avoir lieu : principale, secondaire, copropriété

La doctrine administrative est plus large qu’on ne le croit sur ce point.

« La notion de résidence s’entend du lieu où le contribuable est susceptible d’habiter. Il peut donc s’agir de la résidence principale ou secondaire du contribuable que ce dernier en soit ou non propriétaire. »

BOI-IR-RICI-150-10, § 50 (bofip.impots.gouv.fr, relevé le 3 août 2026)

Un retraité qui fait entretenir le jardin de sa maison de campagne y a donc droit, propriétaire ou locataire, à condition que le bien soit situé en France. Le plafond de 5 000 € reste unique : il est par foyer fiscal, pas par résidence. Entretenir deux jardins ne double pas l’enveloppe.

En revanche, la même doctrine exclut la quote-part de charges de copropriété correspondant à l’entretien des parties communes : le jardin collectif d’une résidence n’ouvre pas droit au crédit d’impôt, seul le jardin privatif compte.

Vous percevez l’APA ? Deux conséquences, dont une que personne ne signale

L’allocation personnalisée d’autonomie concerne beaucoup de lecteurs de cet article. Elle a deux effets sur le crédit d’impôt jardinage, et le second est presque toujours passé sous silence.

Premier effet, la base de calcul. Les aides perçues se déduisent des dépenses avant application des 50 %. Si vous avez payé 4 000 € de jardinage et qu’une aide en a couvert 900 €, votre base est de 3 100 € et votre crédit de 1 550 €, pas de 2 000 €. Ces aides se reportent en case 7DR.

Second effet, l’avance immédiate vous est fermée. L’Urssaf est explicite, et sa position n’a pas changé au 3 août 2026.

Capture Urssaf indiquant que l avance immediate n est pas disponible pour les beneficiaires de l APA ou de la PCH
Page « Service Avance immédiate » de l’Urssaf, relevée le 3 août 2026 : « Non, le service Avance immédiate n’est pas encore disponible pour les bénéficiaires de l’aide personnalisée d’autonomie ou de la prestation de compensation du handicap. »

Conséquence très concrète : un retraité bénéficiaire de l’APA doit avancer la totalité de ses factures de jardinage et attendre l’acompte de janvier puis le solde de l’été. C’est exactement la situation où le décalage de trésorerie fait le plus mal, et c’est aussi celle que le simulateur ci-dessus modélise. À l’inverse, pour tous les autres, l’Urssaf indique que « toutes les activités de services à la personne sont éligibles, à l’exception de la garde d’enfant de moins de 6 ans » : le jardinage entre donc bien dans l’avance immédiate.

Si vous devenez bénéficiaire de l’APA en cours d’année

L’Urssaf précise que l’utilisateur qui devient bénéficiaire de l’APA ou de la PCH « doit informer l’Urssaf, son prestataire ou son mandataire ». L’omission n’est pas neutre : elle vous fait percevoir une avance à laquelle vous n’avez plus droit, avec régularisation à la clé.

Quand l’argent arrive : les trois calendriers possibles

  • Avec l’avance immédiateVous ne payez que 50 % de chaque facture, au fil de l’eau. Il n’y a plus ni acompte ni solde à attendre, et rien à avancer.
  • Sans avance immédiate, régime stableAcompte de 60 % du crédit de l’année précédente versé le 15 janvier, virement libellé « AVANCE CREDIMPOT », puis solde de 40 % à l’été, après la déclaration du printemps.
  • Première année de dépensesAucun acompte en janvier, puisqu’il se calcule sur le crédit de l’année d’avant. Vous touchez la totalité en une fois, à l’été qui suit votre première déclaration.

Cette dernière ligne est le piège de trésorerie du retraité qui vient d’embaucher un jardinier : la première année, l’attente est maximale. C’est un argument sérieux pour activer l’avance immédiate dès le premier devis, quand on y a droit.

Déclarer : les cases exactes, et les deux cases zombies

Capture impots.gouv.fr indiquant les cases 7DB, 7DR et BDA a BEA de la declaration
Page « Emploi à domicile » d’impots.gouv.fr, modifiée le 7 avril 2026, relevée le 3 août 2026 : le détail va en cases BDA à BEA, le total en 7DB, les aides perçues en 7DR.
Case Ce qu’on y porte Concerne le retraité jardinage ?
7DB Le montant total des dépenses de services à la personne, aides déjà déduites Oui, systématiquement
BDA à BEA Le détail par type de dépense, en 1re page de la 2042 RICI, avec la nature de l’organisme Oui, c’est là que le jardinage est identifié
7DR Le montant des aides perçues : APA, PCH, CESU préfinancé Oui, si vous touchez l’APA
7DQ Case à cocher la première année d’emploi direct d’un salarié à domicile Seulement en emploi direct, pas via une entreprise
7DG Carte d’invalidité d’au moins 80 % dans le foyer, plafond porté à 20 000 € Oui si concerné, et sans majoration possible

La fiche officielle est catégorique : « Les dépenses de services à la personne sont toujours à déclarer en case 7DB de la 2042 ». Or de nombreuses pages envoient encore le lecteur vers « les lignes 7DB, 7DF ou 7DD ». Ces deux dernières sont des vestiges de l’époque où les inactifs relevaient d’une réduction d’impôt, c’est-à-dire d’avant 2017. Elles n’ont plus d’objet, et c’est la même confusion réduction contre crédit qui les fait survivre.

Ne joignez pas vos factures

Les justificatifs ne s’envoient pas avec la déclaration. Vous les conservez et vous ne les produisez que si le service des impôts vous les demande. Gardez factures et attestation fiscale annuelle, l’administration dispose d’un délai de reprise qui court jusqu’au 31 décembre de la troisième année suivant celle de l’imposition.

Le crédit d’impôt jardinage va-t-il être supprimé ?

La question est légitime : à l’automne 2025, plusieurs amendements au budget 2026 proposaient de sortir le jardinage et le ménage du dispositif, de ramener le taux de 50 à 40 %, ou de raboter le plafond de 2 000 €. La presse s’en est largement fait l’écho, et ces articles sont toujours en ligne.

Aucune de ces mesures n’a été retenue. Au 3 août 2026, l’article 199 sexdecies du CGI est en vigueur dans sa version du 14 juin 2026, avec un taux de 50 % et un plafond de 12 000 €, et l’article D. 7233-5 du code du travail plafonne toujours le jardinage à 5 000 €. Les deux lois qui ont modifié le dispositif en 2026, la loi de finances du 19 février et la loi n° 2026-492 du 12 juin, portent sur d’autres sujets : les services rendus hors du domicile, la livraison de repas, et le répit du proche aidant. Aucune ne touche au jardinage.

Un point de vigilance réel, mais ailleurs

La doctrine administrative qui commente l’article 199 sexdecies n’a pas été actualisée depuis 2017 : les trois BOI concernés affichent tous « Version en vigueur du 20/09/2017 à aujourd’hui », alors que la loi a bougé deux fois en 2026. Cela ne change rien au jardinage, dont les règles sont stables, mais cela explique pourquoi tant de pages se contredisent sur les évolutions récentes.

Les risques et les erreurs qui coûtent le plus cher

À vérifier avant de signer un devis

Le prestataire n’est pas déclaré en services à la personne. Sans déclaration auprès de la DREETS, aucune dépense n’ouvre droit au crédit d’impôt, quel que soit le libellé de la facture. Demandez le numéro de déclaration avant de commander.

Le paiement en espèces. Il ne permet pas de justifier la dépense. Réglez par chèque, virement, carte, prélèvement ou CESU.

L’acompte versé en fin d’année. Seules les sommes effectivement payées pour une prestation réalisée comptent. Un acompte sur des travaux non exécutés n’ouvre pas droit à l’avantage sur l’année de son versement.

Oublier de déduire l’APA. Déclarer la dépense brute en 7DB sans porter l’aide en 7DR revient à surdéclarer, avec redressement et intérêts à la clé.

Deux autres crédits d’impôt intéressent souvent le même foyer, avec des règles différentes : celui qui porte sur les repas livrés à domicile d’une personne âgée, dont seuls les frais de livraison sont éligibles, et le cas de l’adaptation de la salle de bain, dont le crédit d’impôt spécifique a disparu au 1er janvier 2026.

Questions fréquentes

Je ne paie pas d’impôt sur le revenu. Ai-je quand même droit au crédit d’impôt jardinage ?

Oui, intégralement. Depuis les dépenses payées à compter du 1er janvier 2017, l’avantage est un crédit d’impôt pour tous les contribuables, actifs comme retraités. L’article 199 sexdecies du CGI prévoit que « s’il excède l’impôt dû, l’excédent est restitué ». Un retraité non imposable reçoit donc un virement du Trésor public, dans les mêmes conditions et pour le même montant qu’un contribuable imposable.

Faut-il déclarer les dépenses de jardinage même sans être imposable ?

Oui, et c’est indispensable. Sans déclaration de revenus déposée et sans montant porté en case 7DB, aucun crédit n’est calculé et rien n’est versé. Une personne non imposable qui ne déclare pas perd la totalité de son avantage.

Le jardin de ma résidence secondaire ouvre-t-il droit au crédit d’impôt ?

Oui, dès lors que la résidence est située en France, que vous en soyez propriétaire ou non. La doctrine administrative retient « le lieu où le contribuable est susceptible d’habiter », principal ou secondaire. Attention toutefois : le plafond de 5 000 € s’apprécie par foyer fiscal et non par résidence. Deux jardins entretenus se partagent la même enveloppe.

Quelle case pour le jardinage sur la déclaration ?

Le total des dépenses de services à la personne va en case 7DB de la 2042. Le détail par type de dépense, jardinage compris, se porte en 1re page de la 2042 RICI, cases BDA à BEA, avec la nature de l’organisme. Les aides perçues vont en 7DR. Les cases 7DF et 7DD que l’on voit encore citées ne sont plus d’actualité.

Puis-je cumuler le crédit d’impôt jardinage avec l’APA ?

Oui, mais pas sur les mêmes euros. Les aides perçues se déduisent de la dépense avant application des 50 %, et se reportent en case 7DR. Par ailleurs, en tant que bénéficiaire de l’APA, vous n’avez pas accès au service d’avance immédiate de l’Urssaf : vous avancez la totalité, puis vous percevez l’acompte de janvier et le solde de l’été.

Mon jardinier est un auto-entrepreneur. Est-ce que ça marche ?

Oui, à une condition non négociable : il doit avoir déclaré son activité de services à la personne auprès de la DREETS. Le statut juridique importe peu, la déclaration oui. Sans elle, la facture n’ouvre droit à rien. Demandez le numéro de déclaration et vérifiez qu’il figure sur la facture ou sur l’attestation fiscale annuelle.

La taille d’un arbre de grande hauteur est-elle éligible ?

La taille d’entretien d’arbres et d’arbustes de jardin entre dans les petits travaux de jardinage. En revanche, l’élagage de grande hauteur, l’abattage et l’essouchage relèvent de travaux forestiers ou d’aménagement et sortent du dispositif. Si la même entreprise réalise les deux, exigez une facture qui ventile les deux natures de prestation.

À retenir

  • 50 % de la dépense de jardinage, dans la limite de 5 000 € par an et par foyer fiscal, soit 2 500 € maximum.
  • C’est un crédit d’impôt depuis les dépenses payées à partir du 1er janvier 2017 : un retraité non imposable est remboursé par virement.
  • Ces 5 000 € sont compris dans le plafond général de 12 000 €, ils ne s’y ajoutent pas, et la majoration de 1 500 € pour les plus de 65 ans ne les augmente pas.
  • Entretien courant oui, aménagement et abattage non. La ventilation de la facture est ce qui protège en cas de contrôle.
  • Bénéficiaire de l’APA : aide à déduire en case 7DR, et pas d’accès à l’avance immédiate de l’Urssaf.
  • Déclaration : 7DB pour le total, BDA à BEA pour le détail, 7DR pour les aides. Ni 7DF ni 7DD.

Le reste à charge pèse encore sur votre budget ?

Même remboursé à 50 %, l’entretien du jardin reste une dépense pour une petite retraite, surtout la première année, quand l’acompte de janvier n’existe pas encore. Le microcrédit social finance ce type de dépense à taux réduit, avec un accompagnement gratuit.

Comprendre le microcrédit social

Information générale, qui ne remplace pas un conseil professionnel. Votre situation fiscale personnelle peut modifier ces règles. En cas de doute, adressez-vous à votre service des impôts des particuliers ou à un conseiller fiscal.

Sources primaires, toutes relevées le 3 août 2026 : article 199 sexdecies du code général des impôts, version en vigueur depuis le 14 juin 2026, et article D. 7233-5 du code du travail, version en vigueur depuis le 30 décembre 2016 (Légifrance) ; BOI-IR-RICI-150-10 et BOI-IR-RICI-150-20, ainsi que l’actualité ACTU-2017-00171 sur la généralisation du crédit d’impôt par l’article 82 de la loi n° 2016-1917 du 29 décembre 2016 de finances pour 2017 (bofip.impots.gouv.fr) ; page « Emploi à domicile » d’impots.gouv.fr, modifiée le 7 avril 2026 ; fiche service-public.gouv.fr sur l’emploi d’un salarié à domicile, vérifiée le 15 avril 2026 ; page « Service Avance immédiate » de l’Urssaf.

Amandine Carpentier