L’essentiel en 30 secondes
Non, le crédit d’impôt jardinage n’a pas été supprimé. Au 5 août 2026, il reste égal à 50 % des sommes payées, dans la limite de 5 000 € de dépenses de jardinage par an et par foyer fiscal, soit 2 500 € maximum. Ce sous-plafond figure à l’article D. 7233-5 du code du travail, dont la version en vigueur date du 30 décembre 2016 : il n’a pas bougé depuis. La loi de finances pour 2026 n’a rien changé pour le jardinage, et le ministère de l’action et des comptes publics l’a écrit deux fois au Sénat, les 19 et 26 mars 2026.
La requête « crédit d’impôt jardinage supprimé » ramène une page de résultats qui se contredit d’un lien à l’autre. Des articles de presse de 2025 annoncent la fin du dispositif. Des pages de 2026 affirment que le plafond est tombé à 3 000 €. D’autres jurent que rien n’a changé. Tout le monde ne peut pas avoir raison.
Cet article ne tranche pas à l’opinion : il remonte, texte par texte et date par date, à ce que dit réellement le droit en vigueur. Vous y trouverez les références exactes, les versions des textes, un simulateur qui chiffre ce que vous touchez vraiment et ce que chaque scénario évoqué vous aurait coûté, puis la chronologie de ce qui a été proposé et jamais voté.
Non, le crédit d’impôt jardinage n’est pas supprimé en 2026
Le mécanisme repose sur deux textes, et deux seulement. Le premier, l’article 199 sexdecies du code général des impôts, ouvre un crédit d’impôt égal à la moitié des sommes versées pour des services à la personne rendus à la résidence du contribuable. Le second, l’article D. 7233-5 du code du travail, plafonne certaines de ces dépenses, dont le jardinage.
« 3° Le montant des interventions de petits travaux de jardinage des particuliers est plafonné à 5 000 € par an et par foyer fiscal. »
Article D. 7233-5 du code du travail, version en vigueur depuis le 30 décembre 2016 (décret n° 2016-1895 du 28 décembre 2016), consultée sur Légifrance le 5 août 2026
Ce plafond de 5 000 € n’a pas été modifié depuis treize ans. Il a été porté de 3 000 à 5 000 € par le décret n° 2013-524 du 19 juin 2013, avec effet au 1er juillet 2013, pour compenser le passage de la TVA du secteur de 7 à 19,6 %. Le décret du 28 décembre 2016 l’a ensuite reconduit tel quel en réécrivant l’article. Aucune loi de finances, aucun décret postérieur ne l’a touché. Le taux de 50 %, lui, figure au 1 de l’article 199 sexdecies : il n’a pas bougé non plus.
La version de l’article 199 sexdecies en vigueur aujourd’hui date du 14 juin 2026. Elle résulte de l’article 12 de la loi n° 2026-492 du 12 juin 2026, qui assimile à un service rendu au domicile le relais d’un proche aidant d’un enfant nécessitant une surveillance permanente, lorsqu’il a lieu dans une résidence de vacances temporaire. Ce texte concerne les parents d’enfants gravement malades ou handicapés. Il ne dit pas un mot du jardinage.

Ce qui est vrai au 5 août 2026
Vous payez un jardinier déclaré en services à la personne : vous récupérez 50 % de la facture, dans la limite de 5 000 € de dépenses de jardinage sur l’année, et ces 5 000 € sont compris dans votre plafond global de 12 000 € (parfois plus). Le crédit d’impôt est versé même si vous ne payez pas d’impôt sur le revenu.
Les quatre preuves, avec leurs dates de version
Sur un sujet fiscal, une affirmation sans date de version ne vaut rien : un texte peut avoir changé la semaine précédente. Voici les quatre sources primaires, chacune avec la date qu’elle affiche elle-même.
| Source | Ce qu’elle établit | Version ou date affichée |
|---|---|---|
| Article 199 sexdecies du CGI (Légifrance) | Crédit d’impôt de 50 %, plafonds de 12 000 à 20 000 €, majoration de 1 500 € | En vigueur depuis le 14 juin 2026, modifié par la loi n° 2026-492 du 12 juin 2026, art. 12 |
| Article D. 7233-5 du code du travail (Légifrance) | Sous-plafonds : 500 € petit bricolage, 3 000 € assistance informatique, 5 000 € jardinage | En vigueur depuis le 30 décembre 2016 |
| Fiche service-public.gouv.fr F12 | « Petits travaux de jardinage 5 000 € », dépenses « comprises dans le plafond annuel de 12 000 € » | Vérifiée le 15 avril 2026 |
| Réponses du ministère de l’action et des comptes publics au Sénat | « Le Gouvernement n’a pas entendu remettre en cause cet avantage fiscal » | JO Sénat du 19 mars 2026 p. 1385 et du 26 mars 2026 p. 1488 |
La réponse du ministère, mot pour mot
Deux sénateurs ont posé la question, l’un pour demander le maintien du dispositif (Bruno Belin, question écrite n° 06210), l’autre pour s’inquiéter de sa suppression (Christian Redon-Sarrazy, question écrite n° 05403). Le ministère de l’action et des comptes publics leur a répondu à une semaine d’intervalle, avec exactement le même paragraphe.
« Si le champ comme les modalités de ce crédit d’impôt ont fait l’objet de débats dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances pour 2026, le Gouvernement n’a pas entendu remettre en cause cet avantage fiscal, ni en modifier profondément les principaux paramètres. La loi de finances pour 2026 ne comporte que deux ajustements visant à clarifier ou préciser le traitement de certains services à compter de l’imposition des revenus de l’année 2026 en son article 29. »
Réponse du ministère de l’action et des comptes publics, JO Sénat du 26 mars 2026, page 1488

Les deux ajustements en question ne concernent pas le jardinage. Le premier encadre les services rendus à l’extérieur du domicile : ils ne doivent pas représenter plus de 50 % du prix des services fournis par un même prestataire. Le second assimile la livraison de repas à domicile à un service rendu à la résidence pour les personnes âgées, handicapées ou ayant besoin d’une aide au maintien à domicile, un point que nous avons détaillé dans notre article sur le crédit d’impôt repas à domicile.
Pourquoi tant de pages se trompent : la doctrine administrative n’a pas bougé depuis 2017
Le commentaire officiel de l’administration fiscale, le BOFiP, détaille le dispositif dans trois documents : BOI-IR-RICI-150, BOI-IR-RICI-150-10 et BOI-IR-RICI-150-20. Les trois affichent la même mention : « Version en vigueur du 20/09/2017 à aujourd’hui ». Autrement dit, le commentaire administratif du crédit d’impôt services à la personne n’a pas été réécrit depuis neuf ans, alors que l’article 199 sexdecies a été modifié deux fois rien qu’en 2026.

Cette doctrine gelée explique beaucoup de choses. Une page qui recopie le BOFiP publie une information de 2017 en croyant citer l’état du droit. Sur le sous-plafond de jardinage, elle tombe juste par chance, puisque le décret n’a pas bougé non plus. Sur le reste, elle peut se tromper lourdement : le paragraphe 120 du BOI-IR-RICI-150-20 reprend bien les 5 000 €, mais il ignore les deux ajustements votés en février 2026.
Le réflexe à garder
Sur un sujet fiscal, croisez toujours deux niveaux : Légifrance donne le droit applicable et sa date d’entrée en vigueur, le BOFiP donne l’interprétation de l’administration et la date de sa dernière réécriture. Quand les deux dates s’éloignent, la loi l’emporte.
Simulateur : ce que vous touchez vraiment, et ce que chaque scénario vous aurait coûté
Renseignez vos dépenses réelles. La première colonne applique le droit en vigueur au 5 août 2026. Les deux autres appliquent, à dépenses identiques, les deux versions fausses ou abandonnées qui circulent : le plafond ramené à 3 000 €, et l’exclusion pure et simple du jardinage.
Votre crédit d’impôt jardinage en 2026
Calcul immédiat, sans inscription. Les montants s’actualisent dès que vous modifiez un champ.
Vous touchez 1 750 € de crédit d’impôt
Dépenses retenues : 3 500 € sur 3 500 € payés dans l’année. Le crédit d’impôt est égal à la moitié de ce montant retenu.
Vos dépenses tiennent entièrement dans les plafonds : rien n’est perdu.
Simulation indicative fondée sur l’article 199 sexdecies du CGI et l’article D. 7233-5 du code du travail, dans leur version en vigueur au 5 août 2026. Les aides déjà perçues (APA, PCH, aide de votre caisse de retraite, CESU préfinancé par un employeur) doivent être déduites de vos dépenses avant d’utiliser ce calcul. Ce simulateur ne remplace pas un conseil personnalisé.
D’où vient la rumeur : la chronologie de ce qui a été proposé et jamais voté
La rumeur n’est pas née de rien. Entre mars 2024 et décembre 2025, le crédit d’impôt services à la personne a été visé par un rapport de la Cour des comptes, par des annonces gouvernementales, puis par des amendements parlementaires. Aucune de ces étapes n’a abouti à un texte applicable. Voici la suite exacte des événements.
- 27 mars 2024, Cour des comptes Le rapport « Le soutien de l’État aux services à la personne » recommande de réduire le périmètre des activités éligibles (recommandation n° 7) et de réduire le coût du crédit d’impôt pour les activités de la vie quotidienne, selon deux scénarios : un crédit recentré et revu à la baisse, ou un crédit modulé selon les activités (recommandation n° 10).
- 11 juin 2025, annonces gouvernementales La presse rapporte que l’exécutif envisage de retirer le jardinage du champ du crédit d’impôt. Franceinfo titre sur une possible suppression, la profession réagit.
- 3 juillet 2025, Sénat Christian Redon-Sarrazy dépose la question écrite n° 05403 pour demander le maintien du dispositif, en citant 4,4 millions de bénéficiaires.
- 11 juillet 2025, organisations professionnelles La CAPEB, avec la CNATP, publie un communiqué contre la suppression du crédit d’impôt pour l’entretien des jardins.
- 30 novembre 2025, Sénat Le rapporteur général du budget Jean-François Husson dépose un amendement ramenant le taux de 50 % à 45 %, pour 720 millions d’euros d’économies attendues. Devant l’opposition d’une partie de sa propre majorité, il le retire avant le vote. L’Assemblée nationale, de son côté, défendait un plafond ramené de 12 000 à 10 000 €.
- 19 février 2026, loi de finances pour 2026 Le texte promulgué ne comporte que deux ajustements à l’article 199 sexdecies, à son article 29. Ni le taux, ni le plafond global, ni les sous-plafonds ne sont touchés.
- 19 et 26 mars 2026, réponses ministérielles Le ministère de l’action et des comptes publics confirme par deux fois au Sénat que le Gouvernement n’a pas entendu remettre en cause l’avantage fiscal.
- 12 juin 2026, loi n° 2026-492 L’article 12 modifie l’article 199 sexdecies pour le relais des proches aidants d’enfants gravement malades. Sans rapport avec le jardinage.
Le rapport que tout le monde cite range le jardinage dans le « noyau dur »
C’est le détail que personne ne relève. Le rapport de la Cour des comptes de mars 2024 est présenté partout comme l’acte de décès du crédit d’impôt jardinage. Or, quand la Cour explique comment resserrer la liste des activités éligibles, elle propose trois critères, et le premier place explicitement le jardinage dans les activités à conserver.

Deux chiffres du même rapport qui plaident pour le maintien
Page 100, la Cour mesure le travail informel en Europe. En 2020, la France affichait un taux de travail informel de 27 % pour le jardinage, contre 13 % en moyenne européenne, alors qu’elle faisait mieux que la moyenne pour le ménage (10 % contre 16 %). Le jardinage est donc l’activité où l’argument anti travail dissimulé, raison d’être historique du crédit d’impôt, est le plus fort.
Page 57, la Cour critique en revanche les sous-plafonds eux-mêmes : « La justification de l’existence de ces plafonds n’apparaît pas clairement. En outre, leur respect est difficilement vérifiable. » Si une réforme devait venir, c’est plutôt de ce côté qu’il faudrait la guetter.
Les trois erreurs les plus répandues sur le plafond de 5 000 €
En lisant les vingt premières pages de résultats sur cette requête, trois affirmations fausses reviennent en boucle. Elles ont un point commun : aucune ne cite le texte qui fixe réellement le plafond.
| Ce qu’on lit | Ce qui est exact | Où le vérifier |
|---|---|---|
| « Le plafond jardinage est passé de 5 000 à 3 000 € au 1er janvier 2026 » | Faux. Il est toujours de 5 000 €. Les 3 000 € sont le sous-plafond de l’assistance informatique et Internet, une autre ligne du même article. Le jardinage a bien été plafonné à 3 000 €, mais jusqu’au 30 juin 2013 seulement | Article D. 7233-5 du code du travail, 2° et 3°, et décret n° 2013-524 du 19 juin 2013 |
| « Les 5 000 € s’ajoutent au plafond général de 12 000 € » | Faux. Ils sont compris dedans. Un foyer qui dépense 5 000 € en jardinage n’a plus que 7 000 € de plafond pour ses autres services | Fiche service-public.gouv.fr F12, vérifiée le 15 avril 2026 |
| « Avec la majoration de 1 500 € pour les plus de 65 ans, le plafond jardinage monte à 6 500 € » | Faux. La majoration de 1 500 € porte sur la limite générale de 12 000 €, plafonnée à 15 000 €. Les sous-plafonds de l’article D. 7233-5 ne sont pas majorables | Article 199 sexdecies, 3, et article D. 7233-5 |

La confusion entre 3 000 et 5 000 € est facile à comprendre : les deux montants figurent dans le même article, à deux alinéas d’écart. Elle est aussi coûteuse. Un foyer qui dépense 5 000 € par an chez son jardinier et qui croit son plafond ramené à 3 000 € renonce à 1 000 € de crédit d’impôt.
Ce qui a réellement changé en 2026 pour une facture de jardinier
Un seul point de la loi de finances pour 2026 peut concerner votre jardinier, et il n’a rien à voir avec un rabot. Il s’agit de la règle des 50 % sur les prestations rendues hors du domicile.
Jusque-là, un prestataire pouvait facturer, à côté de ses interventions au domicile, des prestations réalisées ailleurs, à condition qu’elles soient comprises dans une offre globale. L’article 29 de la loi de finances pour 2026 précise que ces services rendus à l’extérieur ne doivent pas représenter plus de 50 % du prix des services fournis par un même prestataire. La mesure s’applique à compter de l’imposition des revenus de l’année 2026.
Le point à surveiller sur votre facture
L’évacuation de déchets verts en déchetterie, le transport de végétaux ou le stockage hors de chez vous sont des prestations réalisées à l’extérieur. Elles restent éligibles si elles sont accessoires à une intervention au domicile, mais elles ne doivent pas dépasser la moitié du prix facturé par ce prestataire. Demandez une facture qui distingue clairement les deux, faute de quoi le contrôle de cette condition devient impossible.
Les denrées, plants, terreau, matériaux et fournitures ne sont pas des services à la personne : ils n’entrent jamais dans la base du crédit d’impôt, même s’ils figurent sur la même facture.
Ce qui est éligible, et ce qui ne l’est pas
L’expression légale est « petits travaux de jardinage des particuliers, y compris les travaux de débroussaillage ». Le mot « petits » n’est pas décoratif : il exclut les chantiers de création et les travaux forestiers.
- Éligible : tonte de la pelouse, taille des haies et des arbustes, désherbage, débroussaillage, ramassage des feuilles, arrosage, entretien courant des massifs et du potager, entretien du matériel de jardin employé pour ces interventions.
- Hors du dispositif : création d’un jardin ou d’une terrasse, terrassement, maçonnerie paysagère, abattage et élagage de grands arbres, dessouchage, travaux forestiers, pose d’une clôture ou d’un portail.
- Jamais éligible : l’achat de végétaux, de terreau, de matériaux et d’outillage, même facturé par le jardinier.
La frontière se joue au cas par cas. Nous l’avons documentée en détail sur un exemple limite qui revient souvent, l’arrachage de haie : tailler une haie ouvre droit au crédit d’impôt, l’arracher avec ses racines relève des travaux exclus.

Autre condition, rappelée par l’administration : le prestataire doit être déclaré au titre des services à la personne, et le paiement doit être traçable. Un règlement en espèces sans facture ne donne droit à rien. Le détail des conditions communes à toutes les activités figure dans notre guide du crédit d’impôt services à la personne.
Le vrai risque en 2026 n’est pas la suppression, c’est le plafonnement global
Le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile entre dans le plafonnement global des niches fiscales. Le total des avantages fiscaux d’un foyer ne peut pas réduire son impôt de plus de 10 000 € par an. Un foyer qui cumule plusieurs dispositifs peut donc perdre une partie de son crédit d’impôt jardinage sans qu’aucune règle propre au jardinage n’ait changé.
Risques et limites à connaître
Plafonnement global à 10 000 €. L’emploi d’un salarié à domicile figure bien dans la liste des avantages plafonnés (fiche service-public.gouv.fr F31179, vérifiée le 1er janvier 2026). Si vous cumulez avec d’autres niches, faites le total avant de dimensionner vos dépenses.
Aides à déduire. Les sommes prises en charge par l’APA, la PCH, votre caisse de retraite, votre mutuelle ou un CESU préfinancé par un employeur sortent de la base de calcul. Les déclarer quand même expose à un redressement.
Avance immédiate. Le jardinage est éligible au service d’avance immédiate de l’Urssaf, mais ce service reste fermé aux bénéficiaires de l’APA et de la PCH. Sans avance immédiate, le crédit d’impôt n’arrive qu’après la déclaration.
Information générale. Cet article donne une information générale à jour au 5 août 2026. Il ne remplace pas un conseil professionnel adapté à votre situation, auprès de votre centre des finances publiques ou d’un conseiller fiscal.
Et pour 2027 ? Ce que l’on sait, et ce que l’on ne sait pas
Le projet de loi de finances pour 2027 sera présenté à l’automne 2026 et discuté jusqu’en décembre. À la date de publication de cet article, aucun arbitrage n’est connu, et le crédit d’impôt services à la personne reste la première dépense fiscale à l’impôt sur le revenu, avec un coût estimé à 7,2 milliards d’euros pour 2026. Un dispositif de cette taille figure mécaniquement dans toutes les listes de pistes d’économies.
Ce que nous n’avons pas pu vérifier
Personne ne peut dire aujourd’hui si les pistes retirées en novembre 2025 (taux ramené à 45 %, plafond global ramené à 10 000 €) reviendront dans le texte pour 2027. Nous n’avons trouvé, à la date du 5 août 2026, aucun document officiel les reprenant. Toute page qui l’affirme dans un sens ou dans l’autre anticipe.
Une règle simple pour les mois qui viennent : tant qu’une mesure n’est pas publiée au Journal officiel, elle n’existe pas. Un amendement déposé n’est pas un amendement voté, un amendement voté en première lecture n’est pas une loi, et une annonce ministérielle ne change aucun plafond. Un dispositif réellement supprimé, cela ressemble à ce qui est arrivé au crédit d’impôt pour l’adaptation de la salle de bain : un article de loi abrogé, une date d’effet précise, et une fiche officielle qui le dit.
Questions fréquentes
Le crédit d’impôt jardinage est-il supprimé en 2026 ?
Non. Au 5 août 2026, il s’applique toujours au taux de 50 %, dans la limite de 5 000 € de dépenses de jardinage par an et par foyer fiscal. Ni la loi de finances pour 2026 ni aucun décret n’ont modifié ce point, et le ministère de l’action et des comptes publics l’a confirmé au Sénat les 19 et 26 mars 2026.
Le plafond est-il passé de 5 000 à 3 000 € ?
Non, c’est une confusion. L’article D. 7233-5 du code du travail fixe trois sous-plafonds : 500 € pour le petit bricolage, 3 000 € pour l’assistance informatique et Internet, 5 000 € pour les petits travaux de jardinage. Le montant de 3 000 € existe bien, mais il concerne l’informatique. La version en vigueur de cet article date du 30 décembre 2016.
Un retraité non imposable touche-t-il quelque chose ?
Oui. Depuis les dépenses payées à compter du 1er janvier 2017, l’avantage prend la forme d’un crédit d’impôt pour tous les contribuables, et non plus d’une réduction réservée aux actifs. Un foyer non imposable reçoit donc la somme par virement. Nous détaillons ce cas dans notre article sur le crédit d’impôt jardinage pour un retraité.
Dans quelle case déclarer les travaux de jardinage ?
Les sommes versées à un organisme ou à un salarié à domicile se déclarent en case 7DB de la déclaration de revenus, avec le détail par nature de prestation demandé depuis quelques années. La case 7DR sert à indiquer les aides perçues à déduire. Vérifiez les intitulés sur votre déclaration de l’année concernée, la numérotation peut évoluer.
Le jardinier doit-il avoir un statut particulier ?
Il doit intervenir dans le cadre des services à la personne : entreprise ou association déclarée, auto-entrepreneur déclaré au titre des services à la personne, ou salarié que vous employez directement. Un professionnel du paysage non déclaré à ce titre facture des travaux qui n’ouvrent pas droit au crédit d’impôt, même s’ils sont identiques.
L’élagage d’un grand arbre entre-t-il dans le dispositif ?
Non. Seuls les petits travaux d’entretien courant sont visés, débroussaillage compris. L’abattage, le dessouchage, l’élagage de grands arbres et les travaux forestiers en sont exclus, comme les travaux de création paysagère.
Pourquoi tant de pages annoncent-elles la suppression ?
Parce que la menace a été réelle entre juin 2025 et novembre 2025, et qu’une partie de ces articles n’a jamais été mise à jour après le vote de la loi de finances. S’y ajoutent des pages plus récentes qui recopient un commentaire administratif figé à sa version du 20 septembre 2017. Le réflexe qui protège : vérifier la date de version du texte cité, pas la date de l’article.
Vérifiez votre plafond réel avant de signer un devis
Les 5 000 € de jardinage sont compris dans votre plafond global, qui varie de 12 000 à 20 000 € selon votre situation. Notre guide complet vous donne le calcul, les six valeurs de plafond et le simulateur de plafond réel.
Sources primaires consultées le 5 août 2026.
Article 199 sexdecies du code général des impôts, version en vigueur depuis le 14 juin 2026 (Légifrance). Article D. 7233-5 du code du travail, version en vigueur depuis le 30 décembre 2016 (Légifrance). Fiche service-public.gouv.fr F12, vérifiée le 15 avril 2026, et fiche F31179 sur le plafonnement global des niches fiscales, vérifiée le 1er janvier 2026. BOI-IR-RICI-150, BOI-IR-RICI-150-10 et BOI-IR-RICI-150-20 (bofip.impots.gouv.fr), version du 20 septembre 2017.
Réponses du ministère de l’action et des comptes publics aux questions écrites n° 05403 (JO Sénat du 26 mars 2026, page 1488) et n° 06210 (JO Sénat du 19 mars 2026, page 1385). Cour des comptes, « Le soutien de l’État aux services à la personne », mars 2024, pages 18, 57, 100, 107 et 121.
Information générale à jour au 5 août 2026, elle ne remplace pas un conseil professionnel. Les montants et conditions cités peuvent évoluer avec la prochaine loi de finances.






