Simulation de crédit gratuit : mensualité, coût total, TAEG et plafond légal

Diorama maquette d'une machine a calculer avec un petit tas et un grand tas de jetons, illustrant une simulation de credit gratuite

L’essentiel

Le simulateur ci-dessous est gratuit, ne demande aucune coordonnée et fonctionne pour un crédit à la consommation comme pour un crédit immobilier. Il rend la mensualité, la part d’assurance, le coût total, le TAEG reconstitué à partir de vos chiffres, et il le compare au taux d’usure publié par la Banque de France, le plafond légal que presque aucun simulateur du web n’affiche. Une simulation reste une estimation : elle n’est ni une offre de crédit, ni un accord de financement.

Tapez « simulation de crédit gratuit » sur Google et vous obtenez une page de calculatrices. Pas un guide, pas un comparatif : des outils. C’est la bonne réponse à la question posée, à un détail près. La quasi-totalité de ces simulateurs s’arrête à la mensualité, parfois au coût total, et laisse de côté les deux nombres qui décident réellement de la valeur d’une offre : le TAEG, seul taux comparable d’un établissement à l’autre, et le plafond légal au-delà duquel un prêt devient usuraire.

Cet article comble ce trou. Il embarque un simulateur qui part de vos chiffres bruts (montant, durée, taux nominal, taux d’assurance, frais de dossier) et remonte jusqu’au TAEG, puis le confronte à la catégorie de taux d’usure applicable à votre situation. Si votre projet est spécifiquement immobilier, notre guide détaillé de la simulation de crédit immobilier traite la partie apport, frais de notaire et capacité d’emprunt ; si vous avez déjà une offre chiffrée sous les yeux avec un TAEG annoncé, l’outil de lecture d’offre se trouve dans notre article c’est quoi un crédit. Les trois pages se complètent, elles ne se répètent pas.

Un crédit vous engage

Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager. Une mensualité tenable sur douze mois ne l’est pas forcément sur vingt ans : maladie, chômage, séparation, hausse des charges. Le coût total, l’assurance emprunteur et les conséquences d’un impayé (majoration, fichage au FICP, saisie de la garantie) font partie de la décision au même titre que la mensualité.

Le simulateur : mensualité, coût total, TAEG et plafond légal

Renseignez vos six paramètres. Le calcul se relance à chaque modification, sans clic obligatoire et sans qu’aucune donnée ne quitte votre navigateur.

Simulateur de crédit gratuit

Crédit à la consommation ou crédit immobilier à taux fixe. Aucune inscription, aucune coordonnée demandée.

1 149,67 €Mensualité hors assurance
46,67 €Assurance par mois
1 196,34 €Mensualité totale
88 120 €Coût total du crédit
3,98 %TAEG reconstitué
5,29 %Plafond légal applicable

Le TAEG reconstitué reste sous le plafond légal de la catégorie. Le prêt n’est pas usuraire sur ce seul critère.

Mensualité calculée à taux constant selon la méthode proportionnelle (taux nominal divisé par douze), assurance calculée sur le capital initial, frais de dossier réglés au déblocage. Le TAEG est reconstitué par la méthode actuarielle de l’article R. 314-3 du code de la consommation. Résultat indicatif : seul le TAEG figurant sur l’offre de crédit fait foi.

Les valeurs de départ ne sont pas décoratives. Avec 200 000 € sur 240 mois, un taux nominal de 3,40 %, une assurance à 0,28 % et 1 000 € de frais de dossier, le simulateur rend un TAEG de 3,98 %. C’est presque exactement le taux effectif moyen réellement pratiqué au deuxième trimestre 2026 par les établissements sur les prêts immobiliers à taux fixe de vingt ans et plus, que la Banque de France chiffre à 3,97 %. Autrement dit, ce point de départ correspond au marché tel qu’il a été mesuré, pas à une hypothèse d’école.

Diorama maquette : un entonnoir slate reçoit plusieurs petits objets distincts et n'en ressort qu'un seul gros jeton orange, image du TAEG qui agrège tous les frais
Le TAEG est un entonnoir : intérêts, assurance obligatoire, frais de dossier et coût des garanties entrent séparément et ressortent en un seul taux comparable.

« Gratuit » recouvre trois choses très différentes

Sur cette requête, le mot gratuit n’a pas le même sens selon qui publie l’outil. Trois familles cohabitent dans les résultats de Google, et elles ne vous coûtent pas la même chose.

Famille Exemples vus dans les résultats Ce que l’outil rend Ce que ça vous coûte
Institutionnels et publics Service-public.gouv.fr, ANIL, Institut national de la consommation, La finance pour tous Mensualité, coût total, parfois tableau d’amortissement et TAEG Rien. Aucun formulaire de contact, aucune suite commerciale
Prêteurs et banques Sofinco, Cofidis, Floa, Cetelem, banques de réseau Mensualité, souvent affichée par durée, puis parcours de souscription Vos coordonnées et votre dossier dès que vous poursuivez le parcours
Courtiers et comparateurs Meilleurtaux, Empruntis, agrégateurs immobiliers Mensualité, capacité d’emprunt, mise en relation Une mise en relation commerciale, leur modèle économique

Aucune de ces familles n’est illégitime. Un simulateur de prêteur est même le seul à intégrer sa propre grille tarifaire. Mais confondre les trois conduit à une erreur classique : croire qu’une mensualité affichée par un établissement est un engagement, alors que ce n’est qu’une projection sur ses barèmes du moment.

Ce que rend le simulateur le mieux classé

Le premier résultat de Google sur cette requête est une fiche de service-public.gouv.fr, qui ne calcule rien elle-même : elle renvoie vers le calculateur de crédit immobilier de La finance pour tous. Cet outil demande trois nombres et en rend deux.

Capture du calculateur de crédit immobilier de La finance pour tous : capital emprunté, taux d'intérêt annuel, durée de remboursement, montant de la mensualité et coût total
Le calculateur de La finance pour tous, vers lequel pointe la fiche service-public.gouv.fr classée première. Capture réalisée le 4 août 2026.

Trois entrées, deux sorties, zéro donnée personnelle : c’est propre, et c’est aussi la limite. Aucun champ pour l’assurance, aucun champ pour les frais, donc aucun TAEG. La page le dit d’ailleurs elle-même, en demandant à l’internaute d’entrer un taux « tout compris », c’est-à-dire de faire à la main le travail que l’outil ne fait pas. Elle précise également que « les mensualités sont arrondies à l’unité, sans prendre en compte les centimes ».

L’Institut national de la consommation publie de son côté un simulateur plus complet, mis à jour le 10 mars 2026, qui accepte les frais de dossier et le taux d’assurance.

Capture du simulateur de mensualités de l'Institut national de la consommation avec les champs montant, frais de dossier, taux d'intérêt, taux d'assurance et durée
Le simulateur de l’Institut national de la consommation accepte les frais de dossier et le taux d’assurance, ce qui manque à la plupart des calculatrices. Capture réalisée le 4 août 2026.

Côté prêteurs, la logique est différente. La calculette de Floa affiche directement une mensualité pour chaque durée proposée, avant même toute saisie détaillée, puis propose de lancer la simulation complète.

Capture de la calculette de crédit de Floa affichant un montant, un type de projet et trois durées avec la mensualité correspondante, sous un bandeau d'avertissement légal
La calculette d’un prêteur, ici Floa : mensualité immédiate par durée, mention « gratuite et sans engagement », puis parcours de souscription. Capture réalisée le 4 août 2026.

Notez le bandeau tout en haut de cette page : « Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager. » Cette mention est obligatoire dans toute publicité pour un crédit à la consommation. Sa présence sur une page de simulateur est un indice utile : vous êtes sur un support commercial, pas sur un outil neutre.

Les cinq chiffres qu’une simulation sérieuse doit vous rendre

Une mensualité seule ne dit presque rien. Voici ce qu’il faut obtenir avant de comparer deux propositions.

  • La mensualité hors assurance. C’est le remboursement du capital et des intérêts. Elle sert à vérifier le mécanisme, pas à faire le budget.
  • La cotisation d’assurance. Sur un crédit immobilier, elle représente couramment plusieurs milliers d’euros sur la durée. Elle est incluse dans le TAEG dès lors que l’assurance est exigée pour obtenir le prêt.
  • La mensualité totale. C’est le seul montant qui sortira réellement de votre compte chaque mois, et le seul à retenir pour calculer votre taux d’endettement.
  • Le coût total du crédit. Somme de tout ce que vous payez en plus du capital : intérêts, assurance, frais de dossier, garantie. C’est le chiffre qui fait mal, et c’est pour cela qu’il est rarement mis en avant.
  • Le TAEG. Le seul taux qui permette de comparer deux offres entre elles, parce qu’il agrège tout le reste dans une seule valeur annuelle.

TAEG

Le taux annuel effectif global rassemble, selon l’article R. 314-4 du code de la consommation, les frais de dossier, les frais d’intermédiaires, les coûts d’assurance et de garanties obligatoires, les frais de compte et de moyens de paiement liés, ainsi que le coût de l’évaluation du bien immobilier. Il se calcule actuariellement : l’article R. 314-3 impose la « méthode d’équivalence », c’est-à-dire l’égalité entre les sommes prêtées et la valeur actualisée de tous les versements. Sa conversion mensuelle exacte n’est donc pas une division par douze.

Un point pratique découle de cette définition : si vous changez d’assurance emprunteur, le TAEG de votre crédit change aussi. C’est le levier le plus rentable sur un prêt immobilier long, et il fait l’objet d’une procédure dédiée que nous détaillons dans notre guide sur la délégation d’assurance emprunteur.

Le plafond que presque aucun simulateur n’affiche

L’article L. 314-6 du code de la consommation définit le prêt usuraire comme « tout prêt conventionnel consenti à un taux effectif global qui excède, au moment où il est consenti, de plus du tiers, le taux effectif moyen pratiqué au cours du trimestre précédent par les établissements de crédit et les sociétés de financement pour des opérations de même nature comportant des risques analogues ».

La Banque de France publie chaque trimestre le tableau qui en découle. Voici les seuils applicables depuis le 1er juillet 2026, toujours en vigueur au 4 août 2026, avec en regard le taux effectif moyen constaté au deuxième trimestre 2026 qui a servi à les calculer.

Catégorie Taux effectif moyen, 2e trimestre 2026 Taux d’usure au 1er juillet 2026
Prêt de trésorerie jusqu’à 3 000 € 17,65 % 23,53 %
Prêt de trésorerie de 3 000 à 6 000 € 11,75 % 15,67 %
Prêt de trésorerie au-delà de 6 000 € 6,42 % 8,56 %
Immobilier, taux fixe, moins de 10 ans 3,05 % 4,07 %
Immobilier, taux fixe, de 10 à moins de 20 ans 3,43 % 4,57 %
Immobilier, taux fixe, 20 ans et plus 3,97 % 5,29 %

Source : Banque de France, tableau des taux d’usure et taux effectifs moyens applicables au 1er juillet 2026. Le tableau complet comporte également les prêts relais à 6,39 %, les prêts immobiliers à taux variable à 5,28 % et les découverts en compte à 19,00 %. Ces valeurs seront remplacées au 1er octobre 2026.

Tableau officiel de la Banque de France des taux d'usure et taux effectifs moyens applicables au 1er juillet 2026
Le tableau officiel de la Banque de France, publié en PDF avec les taux d’usure applicables au 1er juillet 2026. C’est la source primaire utilisée par le simulateur ci-dessus.
Diorama maquette : une colonne slate coiffée d'une barre orange, remplie de jetons empilés qui montent presque jusqu'à la barre
Le taux d’usure est un plafond, pas un objectif. Un TAEG qui s’en approche signale une offre chère, pas une offre illégale.

Deux précisions utiles. D’abord, ce seuil n’est pas une garantie de bonne affaire : un crédit à 8,50 % sur un montant supérieur à 6 000 € reste parfaitement légal alors qu’il coûte près d’un tiers de plus que le taux moyen constaté. Ensuite, le dépassement se juge au moment où le prêt est consenti, et il ouvre des conséquences lourdes pour le prêteur, pas pour vous.

Le bon usage du plafond

Comparez d’abord votre TAEG au taux effectif moyen de la colonne du milieu, pas au taux d’usure. Le premier vous dit où vous vous situez par rapport au marché, le second ne vous dit que si l’offre est légale. Un écart important avec la moyenne justifie de faire jouer la concurrence avant de signer.

Une simulation n’est ni une offre, ni un accord

Diorama maquette : sur un socle une tablette à écran vierge, sur un autre socle séparé une grande feuille vierge scellée d'un cachet orange, un mannequin de bois tend le bras entre les deux
D’un côté la simulation, de l’autre l’offre de crédit. Entre les deux, l’étude du dossier, et rien n’oblige le prêteur à confirmer le chiffre affiché.

Un simulateur applique une formule à des paramètres que vous avez choisis. Il ne connaît ni vos revenus, ni votre reste à vivre, ni votre historique bancaire, ni la politique de risque de l’établissement. Le document qui engage, lui, est encadré par la loi.

« Les dispositions du présent chapitre s’appliquent à toute opération de crédit mentionnée au 6° de l’article L. 311-1, qu’elle soit conclue à titre onéreux ou à titre gratuit et, le cas échéant, à son cautionnement, dès lors que le montant total du crédit est égal ou supérieur à 200 euros et inférieur ou égal à 75 000 euros. »

Article L. 312-1 du code de la consommation, version en vigueur du 23 février 2017 au 20 novembre 2026

Concrètement, avant de vous engager sur un crédit à la consommation, le prêteur doit vous remettre une fiche d’information précontractuelle normalisée, sur papier ou sur un autre support durable, qui doit vous permettre de comparer plusieurs offres entre elles et de mesurer la portée de votre engagement. Il doit aussi joindre au contrat un formulaire détachable de rétractation. Vous disposez ensuite de quatorze jours calendaires pour vous rétracter, à compter du jour où vous avez signé l’offre. Ces obligations sont décrites par service-public.gouv.fr dans sa fiche sur les obligations de la banque en matière de crédit à la consommation.

Le point de bascule

La simulation vous appartient : vous en faites autant que vous voulez, avec les chiffres que vous voulez. L’offre de crédit appartient au prêteur : elle est écrite, chiffrée, datée, et son acceptation vous engage. Entre les deux se glisse l’étude de solvabilité, seule étape où l’établissement décide vraiment. Aucun simulateur ne peut la remplacer, et aucun ne devrait laisser croire le contraire.

Sur un crédit immobilier, les conditions d’octroi sont en outre encadrées par le Haut Conseil de stabilité financière. Sa décision n° D-HCSF-2021-7 du 29 septembre 2021 fixe un taux d’effort maximal de 35 % et une maturité maximale de 25 ans, applicables aux prêts versés depuis le 1er janvier 2022, avec une marge de flexibilité portée à 20 % de la production trimestrielle par la décision du 29 juin 2023. Un simulateur qui vous rend une mensualité correspondant à 45 % de vos revenus vous montre donc un scénario qu’aucune banque ne financera.

Ce qui change le 20 novembre 2026

Le périmètre du crédit à la consommation s’élargit

L’ordonnance n° 2025-880 du 3 septembre 2025 relative au crédit à la consommation, complétée par l’ordonnance n° 2025-1154 du 2 décembre 2025, transpose la directive européenne (UE) 2023/2225. Ses dispositions s’appliquent à compter du 20 novembre 2026. Dans sa version future, l’article L. 312-1 du code de la consommation ne retient plus qu’un seul seuil : le chapitre s’applique dès lors que le montant total du crédit est inférieur ou égal à 100 000 euros. Le plancher de 200 € disparaît, ce qui fait entrer les mini-crédits dans le régime protecteur, et le plafond passe de 75 000 à 100 000 €.

Le rapport au Président de la République accompagnant l’ordonnance du 3 septembre 2025 annonce également un élargissement aux crédits gratuits, aux crédits courts à frais négligeables et à la location avec option d’achat, un renforcement de l’information précontractuelle et de l’évaluation de solvabilité, un encadrement accru des traitements automatisés et un droit à la réduction du coût du crédit en cas de remboursement anticipé. Les contrats en cours au 20 novembre 2026 restent régis par le régime antérieur.

Ce que nous n’avons pas pu vérifier

À la date de publication de cet article, nous n’avons trouvé aucune publication indiquant si les catégories de taux d’usure de la Banque de France, aujourd’hui bornées à 75 000 € pour les crédits de trésorerie, seront alignées sur le nouveau seuil de 100 000 €. Nous le signalons comme une question ouverte, pas comme une certitude. Le simulateur ci-dessus applique donc les catégories telles qu’elles sont publiées aujourd’hui, et affiche « hors catégorie » au-delà de 75 000 € en crédit à la consommation.

Cinq erreurs qui faussent une simulation gratuite

  1. Comparer deux taux nominaux. Deux offres à 3,40 % ne coûtent pas la même chose si l’une facture 1 500 € de frais et une assurance à 0,40 %. Seul le TAEG les rend comparables.
  2. Oublier l’assurance dans la mensualité. Beaucoup de calculatrices affichent la mensualité hors assurance. Sur vingt ans, une assurance à 0,28 % d’un capital de 200 000 € représente 11 200 € au total dans notre exemple de départ.
  3. Allonger la durée pour faire baisser la mensualité. Le mécanisme fonctionne, mais le coût total grimpe et la catégorie de taux d’usure change au passage des dix et des vingt ans.
  4. Prendre une mensualité maximale pour une mensualité soutenable. Le plafond de 35 % du HCSF est une limite prudentielle, pas une recommandation budgétaire. Le reste à vivre compte davantage que le ratio.
  5. Confondre la garantie et l’assurance. Caution mutuelle, hypothèque ou privilège de prêteur de deniers ont un coût propre, distinct de l’assurance emprunteur, et entrent aussi dans le TAEG quand ils sont obligatoires.

Questions fréquentes

Une simulation de crédit gratuite laisse-t-elle une trace dans mon dossier bancaire ?

Une simulation faite sur un simple calculateur, comme celui de cette page, ne crée aucune trace : rien n’est transmis, rien n’est enregistré. En revanche, dès que vous laissez vos coordonnées dans un parcours de souscription, vous entrez dans une relation commerciale, et une demande de crédit effectivement déposée donne lieu à une consultation des fichiers de la Banque de France par l’établissement.

Pourquoi mon TAEG est-il plus élevé que le taux annoncé par la banque ?

Parce que le taux annoncé est en général le taux nominal, qui ne rémunère que le capital prêté. Le TAEG y ajoute les frais de dossier, l’assurance et les garanties obligatoires, les frais d’intermédiaires et le coût de l’évaluation du bien, conformément à l’article R. 314-4 du code de la consommation. L’écart entre les deux est précisément ce que le simulateur de cette page vous montre.

Le résultat du simulateur engage-t-il un prêteur ?

Non, en aucun cas. Un calcul n’est pas une offre. Seule l’offre de crédit remise par l’établissement, avec sa fiche d’information précontractuelle et son TAEG, a une valeur contractuelle. Le simulateur sert à préparer la discussion et à détecter une proposition anormalement chère, pas à obtenir un financement.

Quel est le taux d’usure applicable à mon crédit en août 2026 ?

Ceux du tableau ci-dessus, publiés par la Banque de France et applicables depuis le 1er juillet 2026 : 23,53 %, 15,67 % ou 8,56 % pour un prêt de trésorerie selon son montant, et 4,07 %, 4,57 % ou 5,29 % pour un crédit immobilier à taux fixe selon sa durée. Ils sont révisés chaque trimestre, la prochaine publication s’appliquant au 1er octobre 2026.

Puis-je simuler un rachat de crédits avec cet outil ?

Partiellement. L’outil calcule correctement la mensualité et le TAEG du nouveau prêt une fois que vous connaissez son montant, sa durée et son taux. Il ne calcule pas les indemnités de remboursement anticipé des crédits repris, ni les frais de garantie d’un regroupement adossé à un bien immobilier. Ces éléments s’ajoutent au coût réel de l’opération.

Un simulateur de banque est-il plus fiable qu’un simulateur indépendant ?

Il est plus proche de sa propre grille tarifaire, ce qui est un avantage réel, mais il ne compare rien et il vous oriente vers son produit. Un outil indépendant ne connaît pas les barèmes du moment, mais il applique la même formule à toutes les offres, ce qui est exactement ce dont vous avez besoin pour comparer. Les deux se complètent, dans cet ordre : d’abord comprendre, ensuite consulter.

Vos chiffres sont posés, passez aux offres réelles

Une simulation ne vaut que par la comparaison qui la suit. L’étape suivante consiste à confronter votre TAEG cible aux propositions réellement disponibles pour votre profil et votre projet.

Comparer des offres de crédit

Information générale. Cet article a une vocation d’information générale et ne remplace pas un conseil professionnel personnalisé, qu’il s’agisse d’un conseiller bancaire, d’un courtier ou d’un point conseil budget. Les résultats du simulateur sont indicatifs et n’engagent aucun établissement. Chiffres arrêtés au 4 août 2026.

Sources primaires. Banque de France, tableau des taux d’usure et taux effectifs moyens applicables au 1er juillet 2026. Code de la consommation, articles L. 312-1, L. 314-1, L. 314-6, R. 314-3 et R. 314-4, consultés sur Légifrance. Ordonnance n° 2025-880 du 3 septembre 2025 et ordonnance n° 2025-1154 du 2 décembre 2025 relatives au crédit à la consommation, et rapport au Président de la République associé. Décision n° D-HCSF-2021-7 du 29 septembre 2021 du Haut Conseil de stabilité financière et décision du 29 juin 2023. Fiches service-public.gouv.fr sur les obligations de la banque et sur les simulateurs référencés. Simulateurs consultés et capturés le 4 août 2026 : La finance pour tous, Institut national de la consommation, Floa.

Amandine Carpentier